lundi 7 octobre 2013

Affaire Bettencourt : "Le chef d'accusation était tellement grotesque." pour Nadine Morano

Les magistrats instructeurs bordelais ont estimé que les charges retenues contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt étaient trop ténues pour motiver son renvoi en correctionnelle.

À l'exception de l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel, les dix autres personnes mises en examen dans ce dossier, dont Eric Woerth, François-Marie Banier, Stéphane Courbit et Patrice de Maistre devraient quant à eux comparaître en 2014 à la barre du tribunal du TGI de Bordeaux, poursuit Sud Ouest.

Le bureau du secrétariat du procureur du tribunal de grande instance de Bordeaux a annoncé lundi qu'une conférence de presse serait organisée mardi "à la suite de l'ordonnance rendue ce jour par les magistrats instructeurs".

"J'ai toujours pensé que ça se terminerait ainsi", a déclaré sur i>TELE l'ancienne ministre UMP Nadine Morano. "Le chef d'accusation était tellement grotesque."

Antoine Gillot, l'avocat de Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt qui avait évoqué des versements d'argent pour la campagne présidentielle de 2007, a estimé que cette décision était "sage et honnête" faciliterait le procès.

Ce juge avait et a sans d'ailleurs encore un certain nombre de soupçons sur M. Sarkozy mais il a estimé en son âme et conscience au vu des éléments du dossier qu'il n'avait sans doute pas suffisamment de preuves pour le renvoyer devant le tribunal correctionnel", a-t-il dit sur i>TELE.

"Je voudrais tout de même faire observer que M. Sarkozy reste très directement concerné par cette affaire pour de multiplies raisons, et notamment pour une, M. Woerth, qui était tout de même son ministre du Budget et également le trésorier de sa campagne électorale, est lui renvoyé devant le tribunal correctionnel", a-t-il ajouté.

 Sources Reuters, I<Télé

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